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Archives annuelles : 2018

27

nov.

La traite par robot, c’est mieux pour les vaches?

Par la fellow Sally Guy

Par un matin frisquet de novembre, nous nous sommes garés devant la Ferme Roystein, l’une des fermes laitières les plus technologiquement avancées au Québec. Nous avions lu des citations des propriétaires sur l’amélioration de l’efficacité et sur la liberté et le bien-être des vaches, mais nous demeurions sceptiques. Nous avions vu « l’agriculture technologiquement avancée » en personne.

Certains des Fellows sont végétaliens, d’autres sont végétariens. Ils ont des convictions profondes qui rendent extrêmement difficile la visite de toute ferme de production laitière ou bovine. Comment la traite des vaches par des robots peut-elle améliorer leur sort?

Mais il n’y a eu ni lamentations ni usage d’un aiguillon. Bien au contraire. Guy Roy et son fils, Michael, qui aide à exploiter la ferme, connaissaient chacune par son nom. Les vaches allongeaient la tête pour se faire gratter le mufle et se mettaient calmement à la queue leu leu, de leur propre chef et au moment qui leur convenait, afin de se faire traire. La trayeuse robotisée était douce, silencieuse et les vaches semblaient vraiment apprécier le processus.

Par contre, ce n’est pas une utopie : les veaux sont tout de même séparés de leur mère à un âge plutôt précoce et les mâles sont envoyés à la boucherie. Il y a aussi la question des changements climatiques et des ressources qu’il faut pour produire le lait. Mais ce que je veux dire est que ces vaches étaient calmes et satisfaites, et leurs propriétaires les aiment, c’est évident. Ils nous ont dit que les vaches sont beaucoup plus gentilles depuis que ce sont des robots qui les traient. Avant, il fallait les attacher et les séparer de leur troupeau pour les traire. Maintenant, elles éprouvent beaucoup moins de stress.

Après la visite et le déjeuner avec tout le clan Roy, le Fellow Julien Valmary s’est levé pour officiellement remercier nos hôtes. Avec éloquence, il a fait l’éloge des preuves et des valeurs, des sous-thèmes d’Action Canada cette année, sur la ferme. Ces gens ont pris le risque de faire confiance aux preuves les plus récentes et à la technologie en espérant que cela améliorerait leur efficacité et leur compétitivité, mais aussi le bien-être de leurs vaches, ce qui est particulièrement important pour eux. Et cela fonctionne.

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Ce voyage d’études le plus récent a eu lieu du 31 octobre au 4 novembre 2018 à Montréal et en Montérégie et je manquerais de considération si je ne faisais pas des remerciements.

Merci aussi aux formidables mentors et conseillers : Brian Topp, André Juneau, Guillaume Lavoie, Elaine Feldman et Don Buckingham qui nous ont tous si généreusement donné de leur temps et de leur expertise.

Et surtout, merci à tous les incroyables invités qui ont pris le temps pour nous parler pendant ce voyage :

Au cours d’une séance mémorable intitulée Québec 101, Guillaume Lavoie, qui portait deux chapeaux en tant que mentor et conférencier lors de ce voyage, nous a donné, en tant qu’anglophones du « Rest of Canada » les grandes lignes de la politique au Québec. Il nous a aussi tous invités chez lui (alors que ses deux jeunes enfants voulaient seulement voir un film de Disney et aller au lit) pour boire un verre et converser.

Chantal Hébert, qui a passé presque deux heures avec nous (ce qui l’a presque mise en retard pour une apparition télévisée) et qui a répondu à nos questions sur le populisme, l’histoire et les façons de surmonter notre sentiment d’insécurité dans la recherche de la vérité. Sans mentir, nous étions suspendus à ses lèvres.

Morris Rosenberg, un homme qui a plus d’expérience en politiques et leadership que l’expérience combinée de tout le personnel de nombreuses organisations, nous a parlé de l’importance cruciale de tisser des liens plus authentiques avec les personnes avec qui nous avons des divergences sur le plan des valeurs ou des opinions.

Jean-François Harel, de La Coop fédérée, nous a permis de beaucoup mieux comprendre les forces du modèle coopératif et nous a parlé des leçons que ce modèle peut nous enseigner et de la manière dont certains de ses principes peuvent être bénéfiques aux politiques gouvernementales. Tout comme M. Rosenberg, il nous a rappelé qu’« il faut se parler, surtout quand on ne s’entend pas ».

Charles-Félix Ross, directeur général de l’Union des producteurs agricoles, nous a offert une présentation très riche sur les rôles de l’UPA, son travail de défense des droits et son espoir pour un secteur agricole vigoureux au Québec. Son équipe nous a aussi mis en contact avec la famille Roy pour notre visite de la ferme, ce pourquoi nous lui devons beaucoup!

Suzanne Nault portait elle aussi deux chapeaux cette fois-ci, guidant encore une fois les Fellows au cours d’un processus d’accompagnement par les pairs qui nous a amenés à être confiants et honnêtes à propos de nos principaux blocages professionnels, un sujet souvent très sensible, et à obtenir l’avis de nos collègues. Elle nous a aussi dirigés lors d’une séance sur la conversation intelligente, nous mettant au défi de réfléchir à ce qui nous met sur la défensive et à pourquoi et à comment poser de meilleures questions. Nous savons, bien sûr, que les bonnes questions sont essentielles à tout bon processus d’élaboration de politiques.

Jonathan Plamondon, Nathalie Chapdelaine et Emilie Nicolas, trois personnes qui ont participé à Action Canada dans le passé, ont abordé magnifiquement le thème de trouver sa place. Jonathan a réfléchi au pouvoir des relations réciproques et sur le fait que vous vous brûlerez si vous n’obtenez rien en retour de votre travail. Nathalie a parlé de la très grande importance de remettre en question ceux que notre société a approuvés ou normalisés comme détenteurs du pouvoir. Emilie en a fait pleurer plusieurs (en tout cas, moi) en parlant du fait que ce qui est personnel est politique et du fait que même si nous sommes très privilégiés de faire partie d’un groupe d’élaboration de politiques, il s’agit en fait d’une fonction du privilège d’avoir la capacité de se désengager des politiques, car pour tant de personnes, le militantisme et l’engagement sont une forme de survie.

À tous ceux qui ont assisté à notre repas du dialogue (un grand merci aux extraordinaires étudiants de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec, qui nous ont servi un repas incroyable), merci de nous avoir réservé une place à la table proverbiale d’Action Canada. Parce qu’elles étaient assises à proximité, j’ai eu la chance de parler le plus à Annie Sabourin, qui m’a rappelé l’importance de chercher la magie dans notre quotidien, et à Katherine Pineault, avec qui j’ai parlé de l’incroyable importance de trouver un équilibre et de fixer des limites. Je leur dois des remerciements particuliers, car grâce à elles, je me suis sentie très chaleureusement bienvenue.

Diana Bronson, directrice générale du Réseau pour une alimentation durable, a pris connaissance des travaux de chacun de nos groupes de travail et nous a offert des commentaires individualisés pour nous aider à peaufiner nos messages, le tout pendant la période la plus occupée des préparatifs de la 10e assemblée du Réseau, la Tablée des idées. En tant que Fellows, nous avons en effet eu la chance d’avoir le temps d’assister à l’assemblée plénière d’ouverture et à quelques autres séances. L’assemblée a rassemblé des gens de nombreux secteurs aux points de vue fort différents, mais qui partagent tous la vision d’un système alimentaire sain, durable et équitable pour le Canada.

J’ai été chanceuse, en particulier, d’assister à une séance animée par Anelyse Weiler, doctorante et boursière de la Fondation Trudeau, dont les recherches portent sur les travailleurs agricoles migrants, en compagnie de deux anciens travailleurs originaires de la Jamaïque qui ont été blessés au travail. Elle a facilité un dialogue incroyablement réfléchi entre ces deux hommes et l’auditoire, composé de représentants syndicaux, d’étudiants, de fermiers, de chercheurs, d’organismes de défense et, bien sûr, de nous, les Fellows. Si cette séance est représentative, la Tablée des idées a été une assemblée très dynamique, c’est certain.

L’honorable Jean Charest, qui nous a invités tous les 16 dans son bureau et qui a passé une bonne partie de sa journée à nous parler de son parcours, du pouvoir insoupçonné des échecs, et de la différence entre être un général « en temps de paix » et « en temps de guerre ». Il nous a mis au défi de ne jamais oublier, en brossant le tableau général, les aspects du quotidien qui nous  motivent : les gens, les valeurs, la famille.

Kate Heartfield, auteure et experte des pages d’opinion, qui nous a guidés à travers une séance formidablement pratique sur l’art d’écrire efficacement ainsi que les manières de s’adresser à différents publics. En tant que personne provenant du secteur de la défense des droits, elle m’a fait réfléchir au danger de la « thèse douce » (son terme!) : cet appel à l’action général qui dit qu’on « devrait s’en soucier davantage parce que c’est la bonne chose à faire », un piège dans lequel on peut tomber quand on travaille très près ou qu’on se soucie beaucoup d’un certain sujet. Je vais me souvenir de cette leçon dans le cadre de mon travail à l’Association canadienne des travailleurs sociaux.

Et merci, bien entendu, à la famille Roy, qui a pris le temps de faire visiter sa ferme à notre groupe bruyant et indiscipliné en répondant à nos questions (souvent très « citadines ») sur le processus et sur les vaches. À un certain moment, en regardant la trayeuse robotisée, j’ai dit : « Nous sommes dans le futur! » Avec fierté et un brin de malice, Guy Roy a répondu : « Non, nous sommes dans le présent. ». Je n’oublierai pas cette expérience.

Merci au personnel d’Action Canada et du Forum des politiques publiques pour un autre formidable voyage d’études. Anna Jahn, Jonathan Perron-Clow et Komlanvi Dodjro nous ont permis de demeurer organisés et de respecter notre horaire, ce qui est un grand accomplissement quand on connaît l’étrange phénomène du « tourner en rond », soit se perdre, se buter les uns aux autres et être soudainement incapables de lire une carte, qui affecte tout groupe de plus de 10 adultes transportés ensemble en autobus.

Et aux autres Fellows, au contraire d’une certaine chanson de Shania Twain, vous m’impressionnez énormément. Je pense que je devrai écrire un billet entier à ce sujet à un moment donné.

Publié parPosted by Jonathan Perron-Clow
nov. 27th, 2018
27 nov. 2018

20

sept.

Saskatoon 2018 : « Qui aurait cru que l’alimentation est un sujet si controversé? »

Action Canada Fellows stand in front of a combine

Les Fellows d’Action Canada posent devant la moissonneuse-batteuse à la ferme Monchuk pour démontrer la grandeur de ces machines.

Par Fellow d’Action Canada 2018/19 Sally Guy :

Puisque notre groupe a pour mandat de formuler des recommandations de politiques sur l’avenir de l’alimentation, cette question, je l’ai entendue maintes fois murmurée au cours de la récente visite d’Action Canada à Saskatoon. En effet, au cours de la semaine que nous avons passée à Saskatoon, Lanigan, Laird et d’autres endroits sur notre parcours, beaucoup de tensions différentes ont été mises au jour. Ces tensions avaient trait aux avancées technologiques et à l’environnement, mais aussi à des différences idéologiques fondamentales quant à des aspects importants de nos vies : les différentes façons dont nous produisons, mangeons, achetons – et vivons. Cela dit, je n’étais pas découragée à la fin de l’expérience. Bien au contraire, j’étais remplie d’énergie, d’espoir et de curiosité.

« Qu’avez-vous appris? »

C’est la question qui m’a été le plus souvent posée depuis mon retour de la Saskatchewan. Même si j’ai appris énormément sur l’agriculture, le commerce, l’environnement et une foule d’autres choses, l’impression qu’il me reste est plus philosophique que pratique : l’alimentation est un sujet controversé parce qu’elle est si importante pour nous et qu’elle touche chaque aspect de notre vie et notre planète. Les tensions existantes montrent d’ailleurs que le sujet est crucial pour les gens. Toutes les personnes que nous avons rencontrées se préoccupaient visiblement, et de manière palpable, de leur communauté, de leur terre et des répercussions de leurs pratiques.

« Que retenez-vous principalement? »

Voilà une autre question que j’entends souvent. Après mon séjour en Saskatchewan, je retiens que les gens sont incroyablement généreux. De leur temps, de leur patience et de leurs connaissances.

Cette visite a vraiment été des plus fastes grâce à l’excellente nourriture (un salut particulier à chef Jenni et à SaskMade Marketplace – tout simplement extraordinaires), aux champs mordorés à perte de vue et à une compagnie inspirante.

Hip young leaders pose for a selfie in front of cattle

Les Fellows et membres de l’équipe prennent un égoportrait avec les boeufs de la Pound-Maker Feedlot.

Un grand merci aux personnes suivantes :

Le professeur Richard Gray, qui nous a donné en début de visite un aperçu de l’agriculture en Saskatchewan et présenté des concepts clés comme la technique du semis direct. Il s’est assuré de nous donner une bonne base pour le reste de la visite.

Wilf Keller, directeur général d’Ag-West Bio Inc., qui nous a expliqué ce qu’est la supergrappe des industries des protéines au Canada et a patiemment répondu à des questions comme : « Quelle est la différence entre une supergrappe et une grappe standard? ». (Fondamentalement, c’est plus gros.)

Alanna Koch, qui nous a parlé du paysage politique en Saskatchewan et a partagé ses réflexions courageuses sur le fait d’être une femme en politique, ce qui nous a amenés à parler du travail qu’il reste à faire concernant l’égalité des sexes.

John Pomeroy et Jay Famiglietti de l’Université de la Saskatchewan, qui nous ont donné les plus comiques prédictions de fin du monde, nous laissant amusés par leur humour noir, mais conscients de la tâche ardue qui est la nôtre quant aux changements climatiques. Ce n’est pas facile de faire peur tout en inspirant.

Rob Norris, de l’Université de la Saskatchewan, qui a pris le temps de nous faire faire une visite guidée impromptue d’un synchrotron, le Centre canadien de rayonnement synchrotron, lequel sert à des milliers d’applications et d’innovations scientifiques.

Clinton Monchuk de Farm and Food Care Saskatchewan et son père, Fred, qui nous ont fait visiter leur ferme familiale pendant la fête d’anniversaire de la mère de Clinton (qui nous a offert des plats remplis de gâteau au lieu de demander quand la visite serait terminée) et ont répondu à nos innombrables questions, allant de la spiritualité et de la religion dans les communautés agricoles à l’innocuité du Roundup. Ils nous ont même laissé monter sur leur moissonneuse-batteuse.

Ryder Lee, directeur général de la Saskatchewan Cattlemen Association, et Ellen Grueter de SaskCanola, qui ont passé une journée entière avec nous, offrant leurs réflexions non seulement sur les valeurs des communautés agricoles, mais aussi sur des questions pratiques comme : « Les vaches sont-elles toutes aussi dodues? ».

Les gens à Pound Maker Feed Lot et Ethanol Plant qui ont répondu à environ 10 variations de la question « Alors, en quoi est-ce similaire à de l’alcool de contrebande? ».

Chris Randall, directeur du Saskatoon Housing Initiatives Partnership, qui nous a guidés à pied à travers la partie ouest de Saskatoon et nous a offert ses réflexions sur la pauvreté, l’embourgeoisement, la réconciliation et l’importance primordiale non seulement du logement, mais aussi de la communauté et du sentiment d’appartenance. Il nous a aussi présentés à son ami Keith Sanderson, un gardien du savoir qui nous a parlé de son histoire d’espoir et de défense des droits.

Don Buckingham, président-directeur général de l’Institut canadien des politiques agroalimentaires, qui nous a accompagnés lors de nombreuses visites pour nous offrir ses réflexions sur les coulisses de l’industrie, ses connaissances lui permettant souvent d’agir comme un second guide.

Priscilla Settee, de l’Université de la Saskatchewan, qui nous a fourni un très riche aperçu des effets du colonialisme actuel sur les manières de vivre traditionnelles et sur la sécurité alimentaire à l’ère moderne, nous rappelant que l’expérience de vie est une importante forme de connaissance.

Glenna Cayen, qui a parlé des innovations vraiment très intéressantes de la Muskeg Lake Cree Nation et de leur collaboration avec des gens ayant une expertise en permaculture pour établir de nouvelles ressources et de nouveaux lieux dans leur communauté, par exemple une forêt vivrière.

Rachel Engler-Stringer, que j’estime être une travailleuse sociale honorifique en raison du sujet principal de son travail, a fourni des exemples concrets des liens incroyablement étroits qui existent entre les déterminants sociaux de la santé en se basant sur ses recherches sur la sécurité alimentaire et la santé.

Cam Broten, ex-chef du NPD de la Saskatchewan et actuel dirigeant de Saskatchewan Egg Producers, qui a passé une heure avec nous, bavardant et répondant à toutes nos questions sur les coulisses de la politique et ce qu’il faut pour réussir comme chef.

Shawn Harman, un producteur d’œufs de troisième génération, qui nous a fait faire la visite de l’installation de tri des œufs Star Egg (et qui a été extrêmement patient alors que nous partagions chaque station sur Instagram – le processus de lavage des œufs est très hypnotique et étrangement satisfaisant à regarder, quelque peu jouissif même!).

Diane Adams, André Bear et Max Fineday, trois orateurs des plus captivants et agréables qui ont généreusement offert leur temps et leur énergie pour, encore une fois, éduquer des colons sur la diversité des histoires et des expériences autochtones, et sur comment le fait de reconnaître la complicité et d’accepter cet inconfort doit nous rendre humbles et nous permettre d’amorcer un changement.

John Cote et Barb Stefanyshyn-Cote de Black Fox Farm and Distillery, qui nous ont fait visiter leur ferme, expliquant non seulement les moindres détails de la production de gin et de whisky, mais parlant également de l’importance d’être un noyau dans la communauté et, peut-être de manière imprévue, du courage et des risques que l’on prend pour se bâtir une vie enrichissante comme on la désire.

George Kingfisher de la Young Chippewayan First Nation et Ray Funk, Wilmer et Barb Froese de la Mennonite Community de Laird, en Saskatchewan, qui ont passé un après-midi incroyablement riche en émotions avec nous, parlant de vivre selon nos valeurs, nous offrant un visionnement de Reserve 107, un film très évocateur (à voir absolument), et un exemple concret de réconciliation dans l’action.

Alanna Orsak, une chercheuse qui étudie les modifications génétiques des pois chiches, qui a passé une bonne partie de la semaine avec nous et a répondu à un nombre incalculable de questions sur les OGM et d’autres sujets complexes avec grâce et patience.

Peter Philips, professeur à la Johnson Shoyama Graduate School of Public Policy, qui nous a fait autant rire que réfléchir et a partagé certaines des remarques les plus pratiques du voyage sur le rôle que pourrait jouer le gouvernement fédéral pour l’avenir des politiques agroalimentaires (mégadonnées et interopérabilité!).

Paul Ledoux de la Muskeg Lake Cree Nation qui nous a parlé de l’incroyable innovation qu’a constituée la réserve urbaine. Celle de Muskeg Lake a été la première du genre, et nous avons appris énormément sur le processus de développement politique.

Brian Topp, qui a été l’un des mentors du programme Action Canada, a passé un après-midi entier à nous parler de la prise de parole en public, nous apprenant à gérer nos tics (nous en avons tous) et nous proposant des conseils pratiques pour nous améliorer, le tout avec une solide dose d’humour qui nous a laissés ravis d’être formés par l’un des meilleurs en politique.

Suzanne Nault, dont les conseils d’experte au cours du processus d’accompagnement des pairs nous ont fait voir les choses différemment, ce qui a forgé des liens plus forts au sein de notre groupe, et dont la gentillesse et la patience favorisent un environnement si chaleureux autour d’elle.

Je m’en voudrais de ne pas parler de nos autres mentors, Elaine Feldman et Guillaume Lavoie. Leur dévouement envers le programme et leur expérience sont remarquables.

L’équipe du Forum des politiques publiques, Anna Jahn, Jonathan Perron-Clow et Katherine Chirke – et Dion Martens, qui a pris le temps de passer pour nous aider à nous orienter – ainsi que d’autres personnes dans les coulisses qui ont organisé cette incroyable visite. Je n’en reviens pas des personnes et des expériences auxquelles nous avons eu accès. Nous sommes vraiment entre de très bonnes mains.

Enfin, je veux remercier les autres Fellows. Je suis honorée de passer du temps avec eux, mais je garde cela pour un autre billet.

Et si vous avez lu ce billet jusqu’à la fin et que vous vous demandez si vous devriez postuler au programme Action Canada de l’an prochain, je réponds : n’hésitez pas!

Petros asks a question wearing a hard-hat.

Le Fellow Petros Kusmu pose une question difficile, sûrement liée aux propriétés semblables à l’alcool de contrebande de l’éthanol.

Publié parPosted by Jonathan Perron-Clow
sept. 20th, 2018
20 sept. 2018

19

juil.

Ottawa 2018 : Des muffins aux grillons, ça vous dit?

Seize des leaders émergents les plus dynamiques du Canada se sont réunis à Ottawa en juin, impatients de connaitre quelle question de politique ils allaient aborder pendant les dix prochains mois. Quand on leur a servi des muffins à la poudre de grillons et à la rhubarbe, il était clair ce qui serait sur leur menu politique : la nourriture.

Les Fellows d’Action Canada de 2018-2019 développeront leurs compétences en leadership et leur expertise en matière de politiques en explorant l’avenir de la politique alimentaire grâce à des visites dans des fermes et des laboratoires, et en écoutant d’éminents experts dans le domaine. Et en mars prochain, ils présenteront leurs recommandations soigneusement étudiées aux décideurs politiques.

En suivant ce blogue, vous obtiendrez une place à la table alors que les Fellows terminent les cinq voyages d’étude d’Action Canada. Voici ce qui est arrivé au premier service :

Pourquoi la nourriture?

La politique alimentaire ne concerne pas seulement ce qu’il y a dans nos assiettes. Il s’agit également de toutes les étapes qui permettent de manger sainement de la graine à l’estomac. Il s’agit aussi de bâtir notre économie : Comme le PPF et d’autres l’ont écrit, le Canada a le potentiel d’être une centrale agroalimentaire. Et il s’agit de reconnaître que la nourriture rassemble les gens : son utilisation comme animateur social est aussi puissante que sa capacité à nous nourrir.

Ce que les Fellows ont entendu

  • Don Buckingham, de l’Institut canadien des politiques agroalimentaires, a partagé avec enthousiasme sa passion pour l’agriculture avec une leçon d’histoire rapide. Tout au long de l’histoire, a-t-il dit aux Fellows, la sécurité alimentaire a été la principale préoccupation des gens et cela reste tout aussi vrai aujourd’hui. Les muffins à la poudre de grillons et à la rhubarbe qu’il avait cuits et servis au groupe n’étaient pas seulement propres à la consommation mais également savoureux et riches en protéine. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture recommande qu’une grande partie de la nouvelle protéine dont la population mondiale a de plus en plus besoin puisse provenir d’insectes.
  • Chris Forbes, sous-ministre d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, a fait une évaluation optimiste de la capacité de la science et de l’innovation d’atténuer les pénuries alimentaires et les impacts du changement climatique, et des experts de la fonction publique fédérale ont approfondi la sécurité alimentaire et la politique alimentaire du Canada et ont expliqué comment ils consultent les Canadiens. Parmi leurs révélations : Une grande majorité des répondants aux consultations sont des femmes. Et le Guide alimentaire canadien est le deuxième document le plus téléchargé des sites Web du gouvernement fédéral; il est donc important de bien faire les choses. (Au cas où vous vous demanderiez, le plus téléchargé est un formulaire d’impôt.)
  • Une visite guidée du Marché By a couronné le voyage d’étude thématique, tissant l’histoire d’Ottawa par des interactions avec les agriculteurs et les producteurs, et un aperçu des haskaps locaux.
  • Sunil Johal, de l’Université de Toronto, suivi des anciens d’Action Canada, Jim Mitchell (ancien conseiller) et Catherine Jobin (ancienne fellow), ont donné aux Fellows une vue d’initié du processus d’élaboration des politiques au Canada.

Quand les médias appellent

Peu importe le thème de la politique de chaque cohorte d’Action Canada, les participants reçoivent une solide formation en leadership pour soutenir leur carrière et leurs efforts pour changer le paysage politique du Canada. Communiquer leur message et diriger le récit des médias est une compétence essentielle que les Fellows ont appris de MediaStyle. Leur formation aux médias comprenait des outils pour répondre à une crise, et chacun a fait une entrevue enregistrée sur vidéo afin de pouvoir mettre la théorie en pratique.

Laptop in foreground says Activity: In the hot seat

Conseil des anciens

Près de 200 leaders politiques d’un bout à l’autre du pays sont des anciens d’Action Canada – un réseau de soutien et de conseil qui servira les membres tout au long de leur carrière. La cohorte de cette année a rompu le pain avec certains de ses prédécesseurs et a entendu l’expérience qu’a faite Ayesha Harji en 2015. Elle a décrit les produits livrables du programme : un éditorial et un rapport majeur qui sera présenté à la fin du programme en mars. Grâce à des conseils pratiques et un peu de légèreté, elle a mis la cohorte à l’aise ; bien que ce soit un exercice de fond, il ne vise pas à régler tous les problèmes du monde. Rann Sharma, ancienne et experte en ressources humaines, a parlé de l’esprit d’équipe alors que les groupes de travail nouvellement formés se réunissaient pour la première fois et tentaient de bâtir des structures à partir de spaghettis et de guimauves.

À la fin de la première visite d’études, les Fellows se sont éparpillés d’un bout à l’autre du pays pour rejoindre leurs foyers. Au cours de l’été, les groupes de travail concentreront leurs sujets de recherche et les Fellows entendront des conférenciers sur la nourriture et le leadership lors de webinaires. Ils se réuniront à Saskatoon en septembre pour voir la politique agroalimentaire en action.

Publié parPosted by Jonathan Perron-Clow
juil. 19th, 2018
19 juil. 2018



Zakaria Abdulle

Zakaria Abdulle

Zakaria est un militant communautaire qui veut bâtir des communautés vibrantes informées par des politiques publiques inclusives. Zakaria apprécié du travail qui donne de la capacité aux jeunes et à des groupes marginalisés pour qu’ils puissent influencer et former les décisions de politiques publiques qui ont un impact social. Zak a un baccalauréat en sciences politiques et sociologie ainsi qu’un certificat en travail social. À l’automne, il terminera sa maîtrise en administration publique à l’Université Western où il met l’accent sur la gouvernance locale des villes grandissantes du Canada.

Zakaria est coordonnateur de programme à la Toronto Community Housing Corporation, où il travaille à améliorer la prestation de services aux jeunes et aux résidents des communautés où il a grandi. Dans ses précédentes fonctions, il était stagiaire en relations avec les parties prenantes au bureau du maire John Tory. Actuellement, En tant qu’ancien président du Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse, Zakaria Abdulle conseillait plus de 18 ministères au sujet d’enjeux politiques touchant les perspectives offertes aux jeunes à travers la province de l’Ontario. À Western, Zakaria a avisé la municipalité de Sarnia sur le développement de leur politique en réponse à la légalisation du cannabis et il est en train d’effectuer une recherche d’envergure sur les efforts de la ville de London pour aviser les résidents de l’utilisation de bulletins de vote classés par préférence durant l’élection de 2018. Zakara espère bâtir sur son expérience local et provincial en développement de politiques en obtenant les compétences de leadership requis pour se lancer sur des projets de politiques publiques d’importance à Toronto.

Dr Tahara Bhate

Tahara Bhate

Tahara Bhate est une médecin en début de carrière exerçant à la fois en médecine hospitalière et aux soins intensifs. À titre de membre du corps professoral de l’Université de Calgary, elle s’investit grandement dans la formation médicale au premier cycle, y compris dans la conception de programmes d’études en médecine fondée sur les données probantes et de simulation. Elle suivra également un programme de bourses de recherche en enseignement médical l’an prochain. Engagée dans la recherche, Tahara a publié de nombreux articles. Elle s’intéresse aussi bien à la recherche clinique fondamentale qu’à l’amélioration de la qualité et a un intérêt croissant pour les modèles complexes de prestation de soins, lequel découle de sa passion pour l’amélioration les systèmes de santé.

Partisane de longue date de la défense des droits en médecine, Dre Bhate a dirigé la mise sur pied d’un programme provincial de défense des droits pour les étudiants en médecine de l’Université de la Colombie-Britannique. Celui-ci entame actuellement sa 5e année consécutive. Tahara appuie le mouvement en faveur d’un mandat de responsabilité sociale dans la formation médicale. Sa notion d’un programme de défense des droits axé sur les compétences a été publiée dans une prestigieuse revue médicale, et ensuite incluse dans un cadre national. Tenant à cœur d’éliminer les obstacles à la formation médicale, elle s’est impliquée dans de nombreuses initiatives de sensibilisation, y compris dans l’organisation de présentations faites par des étudiants en médecine auprès d’élèves du secondaire dans des communautés rurales à travers la province. Tahara détient un baccalauréat en sciences avec concentration en biochimie et un doctorat en médecine, ainsi qu’une maîtrise en sciences de la santé (M.Sc.S.) axée sur l’épidémiologie clinique, tous trois de l’Université de la Colombie-Britannique.

Masha Cemma

Originaire de Lettonie, Masha est une scientifique du domaine biomédical et une professionnelle de la politique scientifique. Engagée au sein du gouvernement fédéral par l’entremise du Programme de recrutement de leaders en politiques, elle est présentement conseillère en politique auprès du Premier conseiller scientifique du Canada. Avant d’occuper ce poste, Masha a terminé un programme de Bourse pour l’élaboration de politiques scientifiques canadiennes de Mitacs à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA). À l’ACIA, elle a contribué à mettre sur pied et à soutenir un réseau de laboratoires à niveau de confinement élevé, lequel s’étend sur cinq pays et favorise la coopération internationale, le transfert des connaissances et les échanges avec l’objectif d’être mieux préparés aux agents pathogènes entraînant des conséquences graves. Mme Cemma a reçu de la part de l’ACIA un Prix du président pour l’innovation et les pratiques exemplaires et a été choisie comme Leader émergente en biosécurité par le John Hopkins Centre for Health Security.

Masha a obtenu son doctorat en 2016 du département de génétique moléculaire de l’Université de Toronto. Pendant ses études, elle a analysé le rôle du mécanisme d’autophagie comme tactique de défense de l’hôte. Ses recherches ont bénéficié de bourses provenant du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, des Instituts de recherche en santé du Canada et des Bourses d’études supérieures de l’Ontario. Les Gordon Cressy Student Leadership Awards ont souligné ses activités parascolaires. Masha a fait ses premiers pas en politiques publiques en 2014 lors d’un stage à l’Organisation mondiale de la santé.

Geneviève Chabot

Geneviève Chabot est vice-présidente de la Commission canadienne des droits de la personne. Originaire de la ville de Québec, elle est titulaire d’un baccalauréat en psychologie (B.A.) de l’Université Laval, d’un diplôme combiné LL.L./J.D. de la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa, et d’une maitrise en droit (LL.M.) de la Harvard Law School. En 2009-2010, elle a été auxiliaire juridique pour l’Honorable Louis LeBel à la Cour suprême du Canada. Avant de se joindre à la Commission canadienne des droits de la personne, Geneviève a pratiqué le litige civil chez Osler, Hoskin & Harcourt à Montréal et au Ministère de la Justice du Canada, bureau régional du Yukon. Ses domaines d’expertise inclus le droit autochtone, le droit constitutionnel, le droit administratif et les droits de la personne. Très impliquée dans sa communauté, Geneviève a occupé plusieurs postes de direction, y compris vice-présidente de la Commission des droits de la personne du Yukon, présidente de l’Association du Barreau canadien (division du Yukon), et membre des conseils d’administration de la Yukon Legal Services Society et de la Yukon Public Legal Education Association. En 2016, elle a été nommée au Comité consultatif de la magistrature pour le Yukon.

Sophie Gagnon

Me Sophie Gagnon est avocate et directrice générale de la Clinique juridique Juripop, un organisme ayant pour mission d’améliorer l’accès à la justice pour les populations vulnérables à travers le Québec. Elle a débuté sa carrière comme avocate au sein de Norton Rose Fulbright, où elle s’est notamment intéressée au litige civil et commercial ainsi qu’à l’éthique des affaires.

Titulaire d’un baccalauréat en droit et d’un Juris Doctor de l’Université de Montréal, Sophie a aussi étudié les droits humains à la London School of Economics et le droit international à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Elle demeure engagée auprès de son alma mater en siégeant sur le Conseil consultatif du doyen de la Faculté de droit, où elle conseille la direction facultaire sur le développement et l’orientation stratégique de la Faculté de droit.

Sophie est activement impliquée dans sa communauté et s’intéresse particulièrement aux questions relevant de la justice sociale et de la sphère public. Son intérêt pour la représentation des femmes dans la profession juridique l’a menée à agir comme vice-présidente du Forum des femmes juristes de l’Association du barreau canadien – Québec, chargé d’organiser des interventions pour sensibiliser et outiller la profession juridique par rapport à l’égalité des genres.  Sophie est également administratrice d’Enfants transgenres Canada, une organisation appuyant les enfants créatifs dans le genre et leur famille, qu’elle représente également dans le cadre d’une poursuite constitutionnelle s’attaquant aux restrictions au droit de changer la mention de genre sur les documents d’état civil.

Sophie est régulièrement invitée à intervenir dans les médias pour commenter l’actualité juridique et des enjeux sociaux, et tient entre autres une chronique juridico-culturelle sur les ondes d’ICI Radio-Canada Première.

Shawn Grover

Shawn Grover travaille présentement pour Infrastructure Canada au sein du gouvernement canadien et fait partie de l’équipe ayant lancé la Banque de l’infrastructure du Canada. Auparavant, il a travaillé au ministère des Finances du Canada pour la Direction de la politique du secteur financier et comme avocat d’entreprise chez Dentons à New York. Shawn détient un diplôme de premier cycle en mathématiques de l’Université de Waterloo, un doctorat en jurisprudence de la Faculté de droit de Harvard et une maîtrise en économie de l’Université de la Colombie-Britannique. En dehors du travail, Shawn aime participer aux jeux-questionnaires dans les pubs, jouer au basketball et lire sur son balcon.

Sally Guy

Sally Guy est directrice des politiques et des stratégies à l’Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux (ACTS), rôle qui touche aux relations gouvernementales, à l’analyse des politiques et aux communications. Elle est fière de travailler au sein d’une profession ayant pour mission de faire progresser la justice sociale. Sally détient un baccalauréat en service social de l’Université St. Thomas, ainsi qu’un baccalauréat en littérature et linguistique anglaise et une maîtrise en langue et littérature anglaise de l’Université Queen’s. Elle est née à Ottawa et y a grandi, mais, influencée par les racines de son père originaire des Maritimes, Sally a vécu sur la côte Est durant plusieurs années avant de revenir dans sa ville natale en 2015.

Umang Khandelwal

Umang Khandelwal

Umang Khandelwal est une diplômée récente en droit de l’Université de Cambridge, où elle a accompli deux mandats (2016-2018) au sein du conseil universitaire, la plus haute instance dirigeante de l’Université. Elle a passé un été à Hootsuite en tant qu’étudiante en droit où elle a aidé à l’expansion de l’entreprise à l’international, fournissant du soutien pour la rédaction de contrats et l’amélioration des procédures juridiques internes. Auparavant, elle avait obtenu un diplôme en relations internationales de l’Université de la Colombie-Britannique à Vancouver pour lequel elle avait passé un trimestre à Sciences Po à Paris pour étudier l’économie et la politique de l’Union européenne, obtenant un Certificat d’Études en Sciences Sociales et Humanités. En tant que Hansard Scholar, Umang a travaillé pour un peer à la Chambre des lords de Londres à titre d’adjointe législative, focalisant son attention sur la réforme pénitentiaire pour les femmes et sur la représentation accrue des femmes en politique. Ayant œuvré comme animatrice d’ateliers contre la discrimination à l’Université de la Colombie-Britannique, elle est déterminée à favoriser l’inclusion dans les communautés.

Umang a participé au Forum public de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève, au Forum mondial de la démocratie du Conseil de l’Europe à Strasbourg et aux Réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale à Washington. En 2016, elle a fait partie d’une délégation de cinq personnes représentant le Canada en Chine, un des groupes officiels de parties prenantes du G20, et a présenté le document de la politique négociée au premier ministre Justin Trudeau. Elle tient à accroître l’accès à la justice pour les immigrants, les réfugiés, les populations autochtones et les autres groupes marginalisés et a fait du bénévolat pour la B.C. Civil Liberties Association et l’Access Pro Bono. Elle a été nommée parmi les vedettes de l’actualité 2016 par le Darpan Magazine, figure dans le Top 100 Women to Watch 2017 de Barclays et parmi les 75 finalistes au Prix RBC des 25 grands immigrants au Canada 2018.

Depuis qu’elle s’est installée au Canada avec sa mère en 2009, Umang garde en elle les valeurs et les bons souvenirs de son enfance en Inde, lesquels continuent à faire partie d’elle et à la guider.

Matthew Klassen

Matthew Klassen est un professionnel des politiques sachant résoudre des problèmes. Il a eu la chance de faire partie de la cohorte 2017-2018 du Programme de stages à l’Assemblée législative de l’Ontario (PSALO) à Queen’s Park où il a offert un soutien non partisan aux députés libéraux et progressistes-conservateurs. Il travaille présentement pour le compte du Consulat général de Grande-Bretagne et du ministère du Commerce international à Toronto.

Klassen a décroché un baccalauréat interdisciplinaire en intégration du savoir de l’Université de Waterloo. Pendant qu’il étudiait dans ce domaine, il s’est passionné pour la conception centrée sur la personne et l’approche conceptuelle. Il a été en mesure d’établir des liens avec ses autres champs d’intérêt, soit la science politique, la politique internationale et les changements climatiques. Il détient également une maîtrise ès sciences en relations internationales (Recherche) de la London School of Economics. M. Klassen s’est vu octroyer des projets de conception muséale, de politique internationale et de politique de l’environnement. Il a travaillé avec une entreprise sociale faisant la promotion de l’harmonisation de crédits entre les universités canadiennes, ainsi qu’avec Sustainable Waterloo Region, un organisme visant à bâtir des collectivités résilientes et viables dans la région de Waterloo. Il a aussi fait partie de conseils tels que la Churchill Society for the Advancement of Parliamentary Democracy et le Millennium Journal of International Studies.

Bien qu’il ait vécu à divers endroits dans le sud de l’Ontario, il considère toujours Mitchell et le comté de Perth comme son chez-soi. Lorsqu’il n’est pas en train de relever des défis en matière de politiques ou de travailler avec des personnes intéressantes, M. Klassen aime travailler à l’extérieur, voyager et faire du canot.

Petros Kusmu

Petros Kusmu

Petros Kusmu est un défenseur des politiques publiques accompli, un consultant en stratégie chevronné et un spécialiste en commerce international. Né à Edmonton, il a grandi dans le nord-est de l’Afrique, ce qui l’a inspiré à entreprendre un baccalauréat (double spécialisation) en économie et en science politique à l’Université de l’Alberta.

Après avoir terminé ses études, Petros a été président et vice-président des relations extérieures de l’association étudiante de l’Université de l’Alberta, un organisme avec un budget de 13,5 millions de dollars et représentant plus de 31 000 étudiants. Il a avec succès codirigé les efforts pour faire changer les lois électorales provinciales, soutenu les programmes de financement pour l’éducation postsecondaire et créé Ignite, le plus grand projet de consultation sur les études postsecondaires dirigé par les élèves au Canada. Les médias du campus ont reconnu son mandat à la présidence de l’association étudiante comme l’un des plus réussis.

Petros s’est ainsi vu décerner une bourse complète (Chevening) pour entreprendre une maîtrise en économie politique internationale à la London School of Economics. Là, il a consulté le parlement européen au sujet des politiques commerciales et a copublié ses constats dans un livre reconnu par l’Université de la Pennsylvanie comme étant la meilleure étude de la politique produite par un laboratoire d’idées en 2015.

Comme conseiller en chef pour Monitor Deloitte, Petros œuvre à l’intersection de l’innovation, des technologies exponentielles et de la stratégie pour des organismes des secteurs public et privé à travers l’Amérique du Nord. Tirant parti de son expérience à faire croître des entreprises en démarrage à l’échelle nationale, il aide les entreprises à mener à bien des innovations et des transformations organisationnelles.

Actuellement, Petros poursuit ses actions militantes, que ce soit en représentant le Canada au sommet de la jeunesse du G20 ou en offrant des services de consultation pro bono pour des organismes sans but lucratif locaux en tant que « façonneur du monde » du Forum économique mondial. Il s’emploie avec ardeur à rendre les études postsecondaires et les carrières dans les professions libérales plus accessibles aux jeunes défavorisés.

Petros a participé à l’émission « Canada’s Smartest Person » de la CBC et est présentement membre du forum de Banff.

Anna Laurence

Anna Laurence

Anna Laurence est actuellement cadre supérieure aux relations gouvernementales à Rogers Communications, où elle s’occupe principalement des questions touchant les relations entre Rogers et le gouvernement fédéral qui concernent la radiodiffusion, les droits d’auteur, l’accessibilité et la cybersécurité. Avant de se joindre à Rogers, Anna a travaillé en relations gouvernementales pour l’Association canadienne de l’immeuble, où elle s’est occupée de diverses questions liées au logement et a dirigé la coordination interne des « grassroots lobby days » annuels, l’un des plus importants du genre au Canada.

Anna se passionne depuis longtemps pour la politique et l’implication des citoyens et citoyennes. Elle a d’abord dirigé les efforts d’un mouvement populaire en tant que Chapter Advocacy Coordinator pour STAND Canada, un groupe de défense des droits de la personne dirigé par les étudiants. Elle s’est ensuite consacrée à sa passion pour la politique en travaillant sur la Colline du Parlement et en prenant part au Programme de stage parlementaire. Après avoir terminé ce programme, elle a occupé divers postes au conseil des anciens étudiants, notamment comme présidente. Elle est membre du conseil de Voice Found Canada, un organisme de bienfaisance national dirigé par des survivants qui vise à accroître la sensibilisation et à éduquer les personnes et les entreprises sur la façon de reconnaître, de prévenir et de réagir à l’exploitation sexuelle des enfants et au trafic sexuel. Elle travaille également bénévolement au YMCA de la région de la capitale nationale et a présidé le comité organisateur pour le Y Cycle for Strong Kids de 2018. Ancienne escrimeuse, cavalière et joueuse de soccer ayant participé à des compétitions, Anna aime rester active. Elle a maintenant accroché son fleuret, mais, en revanche, elle donne régulièrement des cours de conditionnement physique. Fière d’être originaire des Maritimes, Anna, bien qu’elle vive à Ottawa, considère toujours Halifax comme son chez-soi. Elle détient une maîtrise en science politique de l’Université McGill et un baccalauréat en science politique et en cinéma de l’Université Carleton.

Madeleine Lyons

Madeleine Lyons

Madeleine Lyons est actuellement directrice de la recherche, des politiques et de la responsabilisation pour les activités au Canada à la Croix-Rouge canadienne. Au sein de cet organisme, elle joue le rôle d’incubateur en développant et en mettant en œuvre de nouvelles capacités qui visent principalement le domaine de la qualité et de la gestion de l’information. Actuellement, Madeleine œuvre à tirer parti des données afin d’outiller les intervenants internes et externes pour la prise de décisions opérationnelles, la conception de stratégies organisationnelles et l’orientation en politiques publiques en matière de gestion des situations d’urgence.

Elle détient une maîtrise en sciences de la London School of Economics, un baccalauréat en arts (avec spécialisation) de l’Université de la Colombie-Britannique et un certificat en Civilisation française de la Sorbonne. Madeleine a travaillé pour divers organismes des secteurs bénévole, universitaire, privé et public, notamment pour PwC, le Liu Institute for Global Issues, War Child Canada et le Canadian Consortium for Human Security. Elle a également participé au programme de stage à l’Assemblée législative de la Colombie-Britannique. Madeleine a représenté la Croix-Rouge canadienne lors des finales du Impact Challenge de Google.org et a reçu de nombreux prix, notamment le prix Summer Practicum du ministère des Affaires étrangères, le prix Alumnae Seminar d’Entraide universitaire mondiale du Canada et une bourse d’études de la Community Care Foundation.

Elle habite maintenant à Toronto avec son partenaire et son berger anglais.

Charlotte-Anne Malischewski

Charlotte-Anne Malischewski

Charlotte-Anne Malischewski est avocate chez McCarthy Tétrault LLP, où elle s’occupe d’un large éventail de procès civils, en particulier ceux touchant la responsabilité civile et professionnelle, les recours collectifs et les droits en matière d’appel. Elle pratique également de façon pro bono, principalement lorsqu’il est question de libertés civiles. Tout au long de ses études et de son travail, elle a occupé un rôle de leader pour de nombreuses initiatives de défense des causes féministes et des droits des réfugiés. Charlotte-Anne detient un baccalauréat spécalisé en études internationales et musique du Collège Earlham, une maîtrise avec distinction en études de réfugiés et de migration forcée de l’Université d’Oxford, ainsi qu’un baccalauréat en droit commun et droit civil de l’Université McGill. Originaire de Terre-Neuve, Charlote-Anne est également une violoniste qui se passionne pour la promotion la musique traditionnelle.

Anne-Marie Rouleau

Anne-Marie Rouleau

Native de la ville de Québec, Anne-Marie (Ana) Rouleau a récemment joint le gouvernement du Canada dans le cadre du Programme avancé pour les analystes de politiques, un programme rotatif de perfectionnement et de formation en leadership.  Elle est présentement analyste au Secrétariat de la politique étrangère et de la défense du Conseil Privé; où elle travaille sur les questions liées à l’espace nord-américain.

Fervente des grands enjeux démocratiques, elle s’intéresse particulièrement à la place du citoyen dans la vie démocratique et l’élaboration des politiques publiques.  À cet égard, elle a d’ailleurs participé à la mise en œuvre des consultations menées par le Gouvernement du Canada en ce qui a trait un potentiel accord de libre-échange avec la Chine.  Elle a aussi pris part à des missions d’observations électorales de l’Organisation des États américains notamment au Pérou et en Haïti.

Ana Rouleau est titulaire d’un baccalauréat en études internationales et langues modernes; durant lequel elle a réalisé des séjours d’études au Mexique et en Chine; et d’une maîtrise en relations internationales de l’Institut québécois des Hautes Études Internationales. Elle a également été récipiendaire d’une bourse d’études du China Scholarship Council l’ayant amené à compléter une formation intensive d’un an en mandarin à l’Université des langues étrangères de Shanghai.

Elle accorde une importance particulière à ses expériences à l’international qui ont su façonner sa vision plus inclusive du monde.  Dans ses temps libres, elle est une apprentie ballerine qui aime apprendre de nouvelles langues; en comptant déjà cinq à son actif.

Karl Schownik

Karl Schwonik

Karl Schwonik est un Albertain avec une longue et brillante carrière dans les secteurs des arts, de l’éducation et des entreprises. En 2008, il a fondé la Wetaskiwin Jazz Society (WJS), un organisme sans but lucratif voué à favoriser l’éducation dans les régions rurales de l’Alberta. Alors qu’il occupait le poste de président et de directeur artistique, les programmes du WJS ont permis de joindre près de 20 000 étudiants des régions rurales. Il a collaboré avec des parties prenantes allant de petites entreprises locales aux banques internationales et aux entreprises d’énergie multinationales. Karl a été membre d’une multitude de conseils, incluant des nominations à la Alberta Foundation for the Arts et à Travel Alberta du gouvernement de l’Alberta. En plus d’enseigner et de travailler dans plusieurs établissements postsecondaires importants, il est actuellement doyen associé au collège de Medicine Hat. Il a fait des études en musique, en commerce et en leadership dans le domaine des arts à l’Université de Cambridge, l’Université de Toronto, l’Université McGill et l’Université de Calgary. De plus, il a reçu de nombreux prix et distinctions, notamment : le prix du lieutenant-gouverneur de l’Alberta , la Médaille du Jubilé de la Reine, des bourses du Conseil des Arts du Canada et du Conseil de recherches en sciences humaines. Karl a aussi été nommé dans le « Top 40 Under 40 » de Calgary par le magazine Avenue.

Julien Valmary

Julien Valmary

Natif de Toulouse, Julien Valmary possède plus de 15 ans d’expérience en gestion d’organismes culturels en France et au Canada. Diplômé de l’Institut d’études théâtrales de l’Université Sorbonne Nouvelle (Paris 3) et de l’École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre, il a occupé les postes de directeur administratif du Théâtre du Cahors et du Centre de développement chorégraphique Toulouse/Midi-Pyrénées. Il s’installe à Toronto en 2005 et après avoir suivi la formation du Income Managers Program de l’Université de Waterloo, il assume les fonctions de directeur administratif du Tarragon Theatre, puis de directeur du développement et des communications du Théâtre français de Toronto.

À Montréal depuis 2010, il est nommé directeur des communications puis directeur général adjoint du Centre Segal des arts de la scène. En 2013, il rejoint Les Grands Ballets Canadiens de Montréal au poste de chef du développement, dons et fondations. Il occupe le poste de directeur du soutien et des initiatives stratégiques au Conseil des arts de Montréal depuis 2014. Il y est responsable du programme général de subventions et des priorités stratégiques reliées en particulier à l’inclusion et à la philanthropie.

Il est reconnu pour sa compréhension des politiques publiques de soutien aux arts et ses expertises reliées à la philanthropie, la gestion des organismes artistiques, les politiques d’inclusion, la gestion de programmes de subventions et les relations gouvernementales.

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