Projets 2010/2011
Groupe de travail sur l’endettement des ménages
Suzanne von der Porten, Derek Dunfield, Scott Robertson, Tiara Létourneau, Kulvir Gill, Samir Sinha
Conseiller: Rae Hull
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Depuis 2008, l’instabilité du secteur financier et les pressions qu’il subit sont considérables. Le Canada s’est non seulement sorti de la récente crise financière mais il est en plus devenu un exemple mondial de responsabilité financière. Cependant, la stabilité de nos banques, nos entreprises et notre gouvernement n’est pas reflétée par les bilans financiers individuels des Canadiens. L’endettement des ménages a rapidement augmenté au Canada ces vingt dernières années, plus rapidement que la croissance économique du pays depuis 2003. Aujourd’hui, l’endettement total des ménages canadiens dépassant 1,5 milliard de dollars – soit trois fois la dette nationale – le Canada se retrouve plus vulnérable que jamais, financièrement, ce qui constitue une menace pour la prospérité financière des particuliers et de la nation.
Le Groupe de travail d’Action Canada sur l’endettement des ménages propose deux grandes solutions pour inciter les Canadiens à prendre de meilleures décisions en matière d’emprunts.
Premièrement, un Code de conduite pour les prêts doit être élaboré par le gouvernement canadien, en collaboration avec les institutions financières et autres parties concernées, à l’intention des prêteurs et des assureurs de crédit. Ce Code permettrait d’imposer des pratiques destinées à diminuer la vulnérabilité financière des emprunteurs fortement endettés et de faire en sorte que les demandeurs de prêts comprennent les risques potentiels associés aux hypothèques et aux dettes à la consommation.
Deuxièmement, un effort concerté doit être fait pour sensibiliser les Canadiens à l’endettement des ménages, les inciter à réduire leur niveau actuel d’endettement et promouvoir les économies pour une plus grande sécurité financière à long terme. Cela comprendrait une campagne de sensibilisation du public, des programmes améliorés de littératie financière et la promotion des possibilités d’autorégulation. Les conseillers en crédit, les institutions financières, les établissements d’enseignement et les organismes gouvernementaux doivent tous participer à l’élaboration de ces programmes.
Groupe de travail sur la création d’un réseau mondial de Canadiens à l’étranger
François Vincent, Kyle Hill, Adam Goldenberg, Mark Podlasly, Erin Spink, Phillippe Ouellette
Conseiller: Antonia Maioni
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Près de trois millions de Canadiens vivent et travaillent à l’étranger. Un grand nombre d’entre eux sont hautement éduqués, qualifiés et connectés. Ils constituent une vaste ressource inexploitée pour la promotion du commerce et le développement des exportations. Du fait des transformations de l’économie mondiale – et de la place qu’y occupe le Canada – il est plus important que jamais de réfléchir au rôle des expatriés dans l’économie canadienne.
Le Canada se trouve actuellement confronté aux pires déficits de la balance commerciale en trente ans. Chez les géants émergents comme la Chine et l’Inde, notre part du marché d’importation n’a pas progressé au même rythme que leur croissance économique, ou que celle de nos concurrents. Des Canadiens vivent et travaillent dans ces pays. Ils ont des réseaux personnels et professionnels dont pourraient profiter les entreprises canadiennes qui se cherchent une base outre-mer. Comment pouvons-nous, en tant que pays, tirer un meilleur parti du talent canadien à l’étranger?
Dans son rapport, notre groupe de travail fournit de premiers éléments de réponses. Nous proposons un réseau d’affaires international pour connecter les expatriés canadiens haut placés qui réussissent avec des entreprises canadiennes, dans l’intérêt de tous. D’autres pays – dont l’Australie, le Chili et l’Écosse – ont bâti de puissants réseaux pour leurs citoyens à l’étranger et s’en servent pour développer leur commerce et leurs débouchés en termes d’investissement et pour servir leurs intérêts. Le Canada devrait en faire autant.
Groupe de travail sur une stratégie nationale pour un entrepreneuriat à forte croissance
Shannon Wells, Terry Beech, Geordie Hungerford, Brenna Donoghue, Ali Okhowat
Conseiller: Malcolm Rowe
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Les entreprises à hyper croissance – comme Research in Motion – ont le poids financier et l’influence nécessaires pour transformer l’économie canadienne. Elles contribuent de façon disproportionnée à la création de nouveaux emplois, à la croissance du PIB et à la compétitivité au niveau mondial. Si le taux de création de nouvelles entreprises est relativement élevé, au Canada, trop peu d’entre elles deviennent des gazelles. Les entreprises de haute technologie du Canada, en particulier, ont une performante décevante en dépit d’investissements publics considérables – parmi les plus élevés des pays de l’OCDE – dans la recherche et le développement (R&D). Pourquoi le Canada a-t-il du mal à transformer de petites entreprises de R&D en gazelles?
Notre Groupe de travail Action Canada a contacté des entrepreneurs de premier plan, des sociétés de capital risque, des investisseurs providentiels, des universitaires et des responsables des politiques pour trouver la réponse. Nos conversations avec eux nous ont permis de découvrir qu’il manque deux éléments clés pour avoir un écosystème prospère pour les gazelles : des investisseurs au fait de la technologie et des technologues au fait des affaires – ou, autrement dit, de l’argent « fûté » (l’expérience et les contacts des fournisseurs de l’aide financière au démarrage) et une gestion « fûtée » (les compétences et l’adoption de systèmes opérationnels chez nos entrepreneurs en R&D). Dans notre rapport final, nous recommanderons des politiques novatrices pour améliorer les ressources du Canada dans ces domaines et créer un milieu plus propice à la prospérité des gazelles.