Vancouver 2015 : Une approche gagnante pour l’innovation

Par Jonathan Plamondon '15

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Publié:31 janvier 2016

Lors de notre passage  à Vancouver, nous nous sommes retrouvés dans les bureaux branchés et hipster d’une compagnie Internet. À première vue, tout était normal: des employés relativement jeunes, une attitude décontractée et des bureaux à aire ouverte très design. Cependant, Hootsuite est bien plus qu’une autre start-up calquée sur le modèle de Silicone Valley. Cette entreprise symbolise comment le Canada peu et doit développer un modèle d’entreprise alternatif à celui de nos voisins du sud. Hootsuite, qui emploie plus de 200 personnes et à une valeur supérieure à 500 millions $, a réussi à attirer et garder des talents de grande qualité grâce à la qualité de vie offerte aux employés. Les entreprises équivalentes aux États-Unis paient davantage leurs employés que leurs concurrents canadiens, mais elles ont aussi la réputation de leur presser le citron avec de longues heures de travail ce qui créer un haut  taux de départ. Quant à elle, Hootsuite offre des horaires raisonnables permettant aux employés de profiter de l’exceptionnelle localisation de Vancouver. Ici, la principale innovation organisationnelle est de ne pas voir les employés comme une simple ressource humaine sans s’intéresser à leur besoin personnel, notamment celui d’avoir une vie équilibrée, afin de construire une réelle équipe de travail. Ainsi, Hootsuite a su attirer et maintenir des talents malgré qu’elle n’était pas à Silicon Valley et qu’elle rémunérait moins bien. Les entreprises canadiennes doivent être innovantes et stratégiques comme Hootsuite si elles désirent rester compétitives et la solution n’est pas d’imiter leur concurrent, mais plutôt de miser sur ce qui permet au Canada de se démarquer, la qualité de vie !

Fellow en vedette

    Plamondon, Jonathan

    2015/2016

    Plus récemment, il a été Fellow pour le programme national de Fellowship d’Action Canada et conseiller du Groupe de travail sur l’économie collaborative du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation. Il est titulaire d’une maîtrise européenne en sciences du travail de l’Université catholique de Louvain et de la Warwick Business School, ainsi que d’un baccalauréat en relations industrielles de l’Université Laval.